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mÉdiation scientifique & conférences
sur les grandes thématiques du littoral
Ostréapolis est l’écrin idéal conférences d’experts, scientifiques et des doctorants. Grâce à notre laboratoire équipée de microscopes et loupes binoculaires, nous organisons également des ateliers d’observation, de découverte et de compréhension de la biologie de notre territoire.
Ensemble, œuvrons pour préserver et valoriser nos littoraux, véritables joyaux de la nature et sources inépuisables de richesses et de découvertes.
Pôle d'observation et de formation
Pour les apprentis chercheurs comme pour les curieux de tout âge, nous avons à cœur de mettre notre laboratoire au service de la transmission des richesses de notre littoral : planctons, roches, algues… Nous œuvrons ainsi à une pédagogie scientifique accessible, destinée à nourrir la curiosité et le désir de comprendre de chacun.
Pour cela, nous avons développé un partenariat étroit avec le laboratoire GEO-OCEAN de l’Université Bretagne-Sud. Cette collaboration nous permet de bénéficier de l’expertise reconnue des chercheurs, ainsi que de leurs connaissances approfondies du milieu marin. Elle enrichit nos actions de médiation scientifique et renforce la qualité des contenus que nous proposons au public.


Faire parler les micro-algues fossilisées
Interview de Vincent Iractçabal
« Les géosciences marines ? Je les vois comme une enquête policière », lance Vincent Iratçabal. Un cold-case, en l’occurrence, puisque c’est sur des siècles en arrière que ce doctorant au laboratoire Geo-Ocean de l’université de Vannes mène ses investigations.
Ce jeune Basque de 25 ans, fraîchement arrivé dans la région, est paléo-environnementaliste. Autrement dit, « j’étudie les modifications des milieux côtiers sous l’effet du climat et des activités humaines, par le biais des microfossiles ».
Pour sa thèse, Vincent se concentre sur les micro-algues fossilisées. Son intitulé : « Dynamique et évolution des efflorescences algales toxiques : signature temporelle à partir des sédiments littoraux bretons ». « Moi-même, j’ai du mal à m’en souvenir précisément », sourit-il. En résumé, cette thèse vise à « définir les causes passées de prolifération de micro-algues toxiques… en remontant jusqu’à 200 ans ou plus, pour mieux appréhender celles à venir ». D’abord, le jeune chercheur doit dénicher des indices. Des prélèvements de carottes sédimentaires et d’échantillons de surface sont ainsi, et entre autres, prévus dans le Golfe du Morbihan et en rivière de Pénerf… Une partie sera d’ailleurs stockée et nettoyée dans le labo réservé aux scientifiques au sein d’Ostréapolis et dans lequel Vincent pourra travailler à sa convenance. « Pendant 3 ans, je vais passer beaucoup de temps au microscope », sait d’avance celui qui s’est déjà intéressé aux micro- algues fossilisées pour son Master 2 passé à Bordeaux.
Pour mieux reconstituer les faits, le scientifique va s’appuyer sur des techniques de paléoécologie, mais aussi de géochimie et de sédimentologie… « Une pluridisciplinarité qui me plaît beaucoup dans les géosciences », observe Vincent. Son enquête ne fait que commencer.
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